Château de Digoine

– La Perle du Charolais –


Curiosité emblématique de Digoine, le petit théâtre est l’un de ces joyaux fragile et grandiose du patrimoine. Edifié en 1842 à la demande du Comte et de la Comtesse de Chabrillan, il recevait chaque été des invités ; certains de renom comme les frères Goncourt qui décriront dans leurs correspondances le théâtre comme le « petit modèle de la salle de Versailles ».

Petit théâtre

Réplique des théâtres à l’italienne du XVIIIe siècle, cette salle authentique fut conçue par Pierre-Luc-Charles Cicéri, peintre de la Cour et décorateur en chef de l’Opéra de Paris. Elle a conservé un très riche décor avec, notamment, le magnifique rideau de scène peint en trompe-l’œil. Du même artiste, des décors de scènes représentant respectivement une forêt, une prison une cuisine et un salon sont toujours admirablement conservés.

L’un des décors du petit théâtre

D’une proportion parfaite, avec son décor rouge, or et blanc et son acoustique si particulière, cet espace pouvait recevoir 200 invités et possède encore aujourd’hui tous ses attributs d’époque : la scène équipée d’une machinerie complète, le parterre, le blacon, les loges d’avant-scène, la fosse d’orchestre et le trou du souffleur.

Véritable « théâtre de société », l’ambiance que l’on y trouvait mêlait amusement et intimité. Par exemple, pour rendre hommage à la comtesse de Chabrillan, il était d’usage de la part des invités de monter un petit spectacle ou impromptu à travers lequel ils se mettaient en scène en se caricaturant les uns et les autres.

Invité dans ce lieu unique par la Comtesse de Chabrillan en 1851, le jeune violoncelliste Jacques Offenbach y composa « Rêverie au bord de la mer » et « La valse triomphale du Château de Digoine ». Malheureusement, la partition de cette dernière œuvre n’a jamais été retrouvée. Par ailleurs, en 1900, les planches ont vu passer l’actrice Sarah Bernhardt venue répéter « l’Aiglon » d’Edmond Rostand.

Jacques Offenbach par Nadar

Partition de Rêverie au bord de la Mer

Programme des pièces de théâtres

Carte postale de Sarah Bernhardt dans « l’Aiglon »

« Dans son jus » pour reprendre l’expression, le petit théâtre fait partie des prochains éléments à restaurer sur le domaine.

fr_FRFrench
en_GBEnglish fr_FRFrench